« On est d’abord étonné par l’atmosphère paisible, presqu'endormie de cette petite ville ; cela tranche radicalement avec la frénésie d’une cité comme Bangkok par exemple. Avec ses vieilles villas coloniales et ses larges avenues, la ville n’a pas encore connu les grands bouleversements architecturaux qui ont transfiguré les grandes capitales du sud-est asiatique. Ici, pas de bidonvilles, peu d’énormes buildings, de nombreux espaces verts ; Vientiane demeure une capitale à échelle humaine, avec des allures de sous-préfecture de province. Mais quoi de plus normal finalement pour une capitale d’un pays qui ne compte que… 6 millions d’habitants ! »
Je vais rester 2 jours à Vientiane ; pas vraiment de choses à voir ; la ville n’est pas sans charme, mais n’est pas non plus d’une beauté fulgurante ; quelques édifices ou avenues ont été construits ou tracés selon le style communiste grandiloquent des années soixante dix ; bâtiments en gros béton armé, place gigantesque, avenues larges, etc.
Les 2 jours passent finalement très rapidement :
Je bulle à la piscine du Novotel, je parcours la ville à vélo, je retrouve quelques amis rencontrés plus tôt ; nous profitons de manger dans les nombreux restaurants français de qualité qui peuplent le centre-ville : viandes, fromages, pains, et vins, je suis ravi de retrouver un peu de saveur du pays, même si je suis loin d’être lassé de la nourriture asiatique !
Quelques photos :
L’arc de triomphe, le Patuxai Anousavari, construit dans les années soixante à l’image de celui de la place de l’étoile de Paris, et censé commémorer les morts des différentes guerres :


Quelques fois, on tombe sur des espaces immenses, inutilisés, en plein centre-ville :
J’ai aussi le temps de faire un petit point sur mon voyage : c’est vrai qu’il y a beaucoup moins de choses intéressantes à voir pour moi dans la 2ème partie du Laos ; beaucoup plus de touristes aussi ; pas de quoi passer mes deux dernières semaines en tout cas ; je réfléchis à une variante possible, et une option séduisante s’offre à moi : finir le sud du Laos en une semaine, avec notamment les « 4000 îles », puis profiter des derniers 7 jours pour faire un petit détour au Cambodge, car je ne serai qu’à quelques kilomètres de la frontière ; certes je n’aurai pas le temps de voir beaucoup de choses, mais Phnom Penh et Angkor seront suffisants à mon bonheur…
Encore une fois, je suis heureux de n’avoir pris aucune obligation, ni réservation, ni vol d’avion, et de pouvoir changer mon programme selon mes humeurs et mes rencontres…
Aussi, le mardi 12 janvier au soir, je prends un bus direct pour Pakse, la capitale de la province la plus au sud du Laos. Dix heures de bus, dans de bonnes conditions cette fois-ci : couchette et draps, le grand luxe !
J’arrive frais comme un gardon à Pakse, où je retrouve Michael, cet Australien rencontré à Luang Prabang au cours de cuisine ! Nous sillonnerons la région à moto pendant plusieurs jours…
On se fendra bien la poire aussi, car Michael, c’est un personnage : il a 45 ans, il vit et travaille à Sydney, divorcé, 2 filles, et il est surtout complètement fou (après Georges, encore un, me direz-vous ! Je les collectionne) ! Son rire est l’un des plus communicatifs qu’il m’est donné d’entendre, et comme il rigole pour un oui ou pour un non, je vous laisse imaginer l’ambiance en société !
Comme souvent avec les extravertis, il a un petit problème de boisson : au Laos par exemple, il pense beerlao environ toutes les heures depuis 10 h du matin ; il a même un truc imparable pour pouvoir ouvrir sa bière en toute occasion : « la tong ouvre-bouteille », vendue dans toutes les bonnes boutiques en Australie :
Je vous reparlerai de Michael, et de bien d’autres choses dans ma prochaine bouteille…
A bientôt.
PS : plus beaucoup de musique à vous proposer, mon lecteur mp3 a rendu l’âme ! C’est comme ma réserve de maté, c’est quasiment fini : plus de musique, plus de maté, il est temps que je rentre…
(Pensez à cliquer sur les photos pour les agrandir)


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