J’ai la même sensation qu’à Mendoza en Argentine ; C’est un peu la « Dolce Vita ».
Depuis 2 jours, je suis quand même tiraillé par un gros dilemme : normalement, la suite de mon voyage devait se passer de nouveau en Thaïlande, où j’étais censé rejoindre mes amis « Réunionnais » dans les îles du sud ; mais je suis déjà en retard, car ils s’en vont le 12 janvier ; en partant maintenant, et en prenant l’avion, je pense pouvoir passer 3 ou 4 jours en leur compagnie… Mais cela implique de quitter le Laos aujourd’hui, et donc de ne pas visiter le sud du pays ! Le virus laotien est trop fort, après plusieurs heures de tergiversation, je décide finalement de ne pas partir pour Phuket, et de rater les retrouvailles avec Laurence, Erwan, Philippe, mais aussi avec Zaïna et James ! Ce n’est pas de gaieté de cœur, je n’ai pas vu les petits Erwan et Zaïna depuis 2 ans ! Mais c’est le plus logique pour la suite de mon périple ; je ne peux pas « bâcler » le Laos comme ça…
Cette décision fut longue à prendre, mais maintenant que je suis fixé, je peux profiter de mes derniers jours à Luang Prabang…
Vélo, moto, bateau, massages, restos laotiens, baignade dans des cascades, soirées au bord du Mékong, les activités ne manquent pas dans la cité et dans sa région…
Un après-midi, je rencontre par chance Boun Mi, un petit gars laotien super sympa, et qui parle anglais. Il me conseille sur la musique laotienne, et j’apprends qu’il travaille pour l’office du tourisme de Luang Prabang ; je lui demande s’il peut m’organiser un petit tour en VTT quelque part, juste lui et moi, sans agence ni tour operator. « Sans problème », me répond-t-il. Il me propose un circuit autour de son village, de l’autre côté du Mékong, une boucle de 30 kms de vélo, avec visite d’une quinzaine de villages dont le sien ; nous pourrions même manger chez lui, sa femme préparera à déjeuner…
Il souhaite créer et organiser des treks et des balades dans cette région, qui pour l’instant est vierge de tout touriste ! Je serai son premier client. A ces mots, mon sang ne fait qu’un tour, et vous imaginez bien que j’accepte la proposition ; nous nous donnons rendez-vous le lendemain matin.
A 8h le jour suivant, après avoir loué 2 VTT, nous traversons le Mékong par bac, et nous commençons notre balade ; 30 kms de collines superbes, et une douzaine de villages traversés.

Boun Mi, mon guide :
Visite d’une petite fabrique artisanale (2 employés et un buffle) de sucre de canne :
D’abord on écrase la canne, grâce à une presse actionnée par notre fameux buffle, puis on récupère le jus :

On obtient alors un pain de sucre pur ; sauf que je n’ai jamais goûté du sucre comme cela ! C’est une véritable friandise, qu’on peut déguster comme du caramel…

Petite halte dans le village de Boun Mi ; il y a un petit temple décrépit que je trouve plus mignon que la plupart des temples rénovés :

Il me présente sa famille.
Je suis accueilli comme un prince…
Le repas fut, comme d’habitude avec les laotiens, délicieux.
Petite photo de famille :
Le petit « Aïe », surnommé ainsi car c’est le premier mot qu’il prononça, Boum Mi, (très fier), et sa jolie épouse…
« Television, the drug of the Nation, breeding ignorance and feeding radiation »
Même dans les villages les plus reculés, les paraboles fleurissent, et on peut regarder les programmes thaïlandais. Peut être le début de la fin pour les laotiens ?
Dans un des villages, nous assistons à une partie de « volley thaï » : même terrain et mêmes règles que le volley, sauf qu’on ne touche la balle qu’avec les pieds ou la tête…
Je peux vous dire qu’ils n’ont rien à envier à Ronaldinho côté technique balle au pied !
Je suis invité à participer ; j’ai essayé du mieux que j’ai pu, mais on peut dire sans polémique aucune que j’ai été en-dessous de tout ! Seule satisfaction, je les ai bien fait rire…
Le lendemain, je participe à un cours de cuisine laotienne : une journée entière passée à apprendre à cuisiner les principaux plats du pays, au côté de deux chefs !
D’abord un petit tour au marché, où on découvre tous les produits :

Laitue, cresson, menthe, citronnelle, épices, piments, pousses de bambou…

Nous serons trois élèves à suivre les conseils de Mr Lee, qui nous montre d’abord lui-même la recette :


Puis ce sera à notre tour ; en tout, nous apprendrons 7 plats typiques laotiens, dont le fameux Larb de poulet, la salade de Luang Prabang, les nouilles sautées au bœuf, le curry de porc laotien, le riz gluant, etc.…
Chacun son poste de travail, son wok, ses outils…
Le résultat :
Bien sûr, on dégustera nos chefs-d’œuvre après la leçon :
Michael (Australien, sosie de Robert De Niro, et grand amateur de bière devant l’éternel) et Katie (Anglaise, et…pas très douée en cuisine !)
L’honneur français n’a pas été bafoué ! Ils n’avaient même pas commencé à chauffer le won, que j’avais déjà terminé mon plat, nettoyage du plan de travail et vaisselle compris !
Amis parisiens, préparez-vous à des bouffes laotiennes à mon retour !
Toutes les bonnes choses ont une fin, et après une semaine à Luang Prabang, je quitte la ville.
Mais c’est vrai que de nombreuses aventures m’attendent plus au sud, (toujours plus au sud, comme dirait le professeur Tournesol !).
Le lundi 11 janvier, je prends le bus de nuit direction Vientiane, la capitale du pays…
A bientôt…


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