jeudi 17 décembre 2009

Chiang Mai (suite)

Sawat di khrap.

A Chiang Mai, l’attraction principale, c’est le Night Market, le marché de nuit (jusqu’à 23h), qui attire de nombreux touristes…
Il y a d’abord la partie où l’on vend les produits occidentaux (tous des contrefaçons) : sacs Chanel, montres Rolex, polos Ralph Lauren… On trouve de tout pour des prix dérisoires et de la qualité très limite ; j’ai soupesé une Rolex énorme qui en jetait vraiment visuellement ; bilan, 20 gr et l’impression d’un jouet en plastique pour enfant genre cadeau bonux !




Heureusement, il y a une partie bien plus intéressante : l’artisanat, où à ma grande surprise (je pensais ne trouver que du kitch à « 2 balles » pour touristes japonais), il y a des choses absolument magnifiques…Plaids, rideaux, tableaux, objets déco, vêtements, j’en passe, mais c’est sublime. C’est essentiellement de l’artisanat Humong, ces tribus d’origine chinoise qui vivent dans les montagnes du nord de la Thaïlande…

Malheureusement, je ne peux pas me charger, et ne peux pas acheter grand-chose ; c’est très frustrant, car bien évidemment, tout est vendu à des prix dérisoires… Je craque quand même sur un dessus de lit en coton, tissé à la main…


On peut bien sûr manger dans d’innombrables gargotes proposant de la délicieuse cuisine thaïe :


Il fait vraiment bon vivre à Chiang Mai ; cela fait 8 jours que je suis arrivé, et je commence à vraiment m’y plaire…
Après mon trek de 3 jours, je suis de retour dans ma guesthouse du centre-ville ; je pars tous les jours au matin pour faire une activité dans la région. Tout n’est pas génial (le rafting était vraiment sans intérêt, la balade en éléphant aussi). Aujourd’hui, c’est le Jungle Flight… (Traduisez par « le vol dans la jungle ») ; il s’agit de glisser en tyrolienne entre des plates-formes construites à plusieurs dizaines de mètres du sol, sur des grands arbres dans une jungle à 30 km de Chiang Mai. Le site est vraiment magnifique et sauvage, et nous nous retrouvons un groupe de 4 personnes pour parcourir pendant 3 heures les quelques 35 plates-formes du tracé ; nous sommes accompagnés par 2 guides, dont le « flying monkey » si dessous :

Les plus longues tyroliennes font 300 m de long ! Le tout jusqu’à 80 mètres de haut …
Voici superman :

Autoportrait à pleine vitesse :


Il faut parfois descendre en fil d’araignée de plate-forme en plate-forme, ça me rappelle le canyoning :





Super journée ; merci à Volker (à ma droite, représentant l’Allemagne), à Joris (à ma gauche, représentant la Belgique), et à Paul (à mon extrême gauche, représentant le Canada), pour ce grand moment partagé :

Nous nous promettons de nous retrouver ce soir dans le centre ville pour boire un coup. Je suis de retour à Chiang Mai dans l’après midi pour un petit massage traditionnel Thaï (j’ai déjà essayé le massage général classique, le massage des pieds, le massage de la tête, et mon préféré, le « herbal massage », où l’on vous masse avec des herbes…).

Il est déjà 18h, le temps d’écrire un peu ce journal, et la soirée commence : comme promis, je retrouve les trois compères pour prendre un verre, trainer et manger un morceau dans le Night Market ; puis nous allons à la salle de box thaï pour une soirée de combats animés, le tout arrosé de Singha Beers et autre Chang BeersVolker a parié toute la soirée, il s’est fait rincer par les bookmakers thaïs, qui connaissent les ficelles par cœur pour plumer le touriste… (Heureusement, il n’a perdu que l’équivalent de 4 euros !)


Tiens, entre deux combats, il y a des danseuses magnifiques qui font le spectacle :

Sauf que se ne sont pas exactement des danseuses « classiques » : on les appelle ici des « Lady Boy » ; la Thaïlande est devenue l’un des premiers pays mondiaux en termes de moyens et de compétences en chirurgie esthétique pour les transsexuels ; les meilleurs chirurgiens, les hôpitaux les plus modernes, le matériel le plus à la pointe, les médicaments et traitements les plus récents, des tarifs très attractifs, tout cela contribue à ce que beaucoup d’hommes (ou de femmes) voulant changer de sexe viennent le faire dans ce pays…


En France, si quelqu’un veut changer de sexe, il lui faut un suivi psychologique d’entre 3 et 5 ans avant que des experts décident si l’opération est possible ou pas. En Thaïlande, il suffit de payer, et en plus, beaucoup moins cher qu’ailleurs ! Même les brésiliens(nes) envahissent les cliniques de Bangkok, alors que le Brésil est également très réputé dans ce domaine.
Résultat : je n’ai jamais croisé autant de « Lady Boy » de ma vie ; on arrive même maintenant à des résultats si parfaits, notamment pour les jambes, les fesses, les seins, et évidemment l’opération en elle-même, qu’il se murmure que dans le sud (à Phuket par exemple, où les transsexuels sont légions), un touriste peut passer la nuit avec certaines « Lady Boy » sans se rendre compte de rien, ni avant, ni pendant, ni après…


C’est la fin du show Box Thaï, il est minuit, et il est temps de rejoindre le Reggae Bar (qui deviendra notre QG pendant les 3 jours qui suivent ; malheureusement pour mon foie, car le teuton, le belge et le canadien ne sucent pas que de la glace !) ; la bière est à 1 euro, et surtout il y a de la musique live géniale : on assiste à des concerts dans une ambiance cosmopolite : un groupe de rasta reprenant Marley un jour, un groupe de thaïs reprenant Nirvana un autre jour : c’est la première fois que je vois du Nirvana joué en tongs…


3h, il est temps d’aller dormir un peu, car demain, debout à 8h pour dévaler le Doi Suthep en VTT (1000 mètres de descente dans la jungle)…

En hommage au Reggae Bar, l’extrait musical d’aujourd’hui : Max Romeo, « One step forward »



A bientôt pour de nouvelles aventures…

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