mardi 15 décembre 2009

Chiang Mai

Sawat di khrap.

Il faut que je vous parle de Pop, mon nouvel ami thaïlandais, et mon professeur de Thaï…
Hé oui, vous avez bien entendu, j’apprends le thaï !!!

Me voici à mon départ de l’hôtel à Bangkok pour me rendre à la gare :
Je hèle un taxi :
« Moi - Sawat di khrap (Bonjour)
Lui - Sawat di khrap (Bonjour)
Moi – Phom Yak paï Hua Lamphong khrap (Je voudrais aller à la gare de Hua Lamphong, svp)
Rakha Thao-raï khrap ? (Combien svp ?)
Lui – 60 baths
Moi – Kop khun khrap (ok, merci) »

Pas mal, non ?

Bon, je triche un peu ; avec Pop, je n’ai eu le temps de prendre qu’une petite leçon, et donc je ne sais dire que quelques phrases ou expressions de base, genre : bonjour, merci, svp, etc…
Alors n’allez pas imaginer que je peux soutenir une conversation, mais c’est un début, et surtout je n’aurai plus l’impression d’être un gros touriste américain dès que je demande quelque chose ou remercie quelqu’un en anglais (en plus, les thaïs ne parlent pas tous anglais)…

Je remercie quand même grandement Pop qui parle français couramment : il fut adopté en France lorsqu’il était enfant, et il vécut jusqu’à 18 ans à Marseille. A sa majorité, il choisit de reprendre la nationalité Thaï, et revint vivre en Thaïlande. Il travaille maintenant dans la guesthouse où je logeais à Bangkok.

Le voici d’ailleurs en photo :
Comme vous pouvez le noter, il est supporter de l’OM (personne n’est parfait), et nous discutons longuement foot, car il suit tous les championnats européens assidûment…

Je suis donc à Chiang Mai ; j’y suis arrivé mercredi 9 décembre au matin, frais comme un gardon, après une nuit en train couchette 2ième classe : 700 km parcourus dans la nuit, pour 16 euros…

Chiang Mai…Pour ceux qui ne connaisse pas, je vous propose d’en savoir un peu plus grâce à Wikipédia :

« Chiang Mai (la « rose du Nord ») parfois appelé aussi « Chiengmai », est la seconde plus grande ville de Thaïlande, culturellement la plus significative au nord de la Thaïlande et la capitale de la province de Chiang Mai.
Elle est située à 700 kilomètres au nord de Bangkok, parmi les plus hautes montagnes du pays. La ville se situe sur les rives de la Ping, un tributaire important du fleuve Chao Phraya.
Ces dernières années, Chiang Mai est devenue une ville de plus en plus moderne, bien qu'il lui manque le lustre cosmopolite de Bangkok. La ville propose beaucoup d'attractions pour les milliers de visiteurs étrangers qui viennent à Chiang Mai tous les ans. La force historique de Chiang Mai dérive de son importante situation stratégique près d'une branche méridionale de l’ancienne route de la soie, et longtemps avant l'afflux moderne des visiteurs étrangers. La ville a servi de centre important pour son artisanat, les ombrelles, les bijoux (en particulier argent) et ces sculptures sur bois.
La province de Chiang Mai a une population estimée d'environ 1,6 million d’habitants, dont 6 à 700.000 dans la ville de Chiang Mai.»

Je prends racine dans la vieille ville, un carré de quelques kms de côté, délimité par quatre canaux (douves), et qui n’a de vieille ville que le nom, puisqu’à part quelques vestiges de remparts, tout est comme le reste du centre ville : une succession d’hôtels et guesthouses (plus de 200 !), d’agences de tour operator (plus de 100 !), de cybercafés, de bars et de restaurants , de boutiques d’artisanat, etc…
Mais la ville est plus humaine que Bangkok, car les habitations dépassent rarement deux étages, et la végétation est plus présente ; malgré les touristes de plus en plus nombreux, la ville garde un certain charme, et surtout, la région tout autour regorge d’activités en tous genres : trek, vtt, visites de sites historiques, rencontre d’ethnies montagnardes, le tout dans des paysages magnifiques : jungles, montagnes…
Bon, il y a un bémol : les milliers de touristes qui s’abattent chaque jour sur la région font qu’il n’y a plus de territoire « vierge » à découvrir, et qu’il faut absolument passer par une agence pour organiser quoi que ce soit… C’est un peu rageant, mais il n’y a pas d’autre choix…

Hier, j’ai de nouveau vécu une soirée « espéranto » ; j’avais inauguré ces soirées et inventé le nom l’année dernière, lors de mon voyage en Argentine, et j’ai remis ça hier soir à Chiang Mai :

Nous passons la soirée à visiter le marché de nuit de Chiang Mai (Night Market) avec un couple d’espagnols, deux françaises, et une hollandaise (qui parle anglais) : nous nous sommes rencontrés dans le train ; il a donc fallu parler alternativement anglais, espagnol, et français (pour le hollandais, faut pas exagérer, on l’a mis de côté !) ; voire même thaï, car à chaque fois que nous sommes abordés par un local qui veut nous vendre quelque chose, je lui réponds des : « sawat di khrap », « karuna », « may hao khrap », et autres « kop khun khrap » !

C’était encore un numéro de haute voltige, mais c’est totalement jouissif ! Passer d’une conversation à l’autre, changer de langage d’une personne à l’autre, parfois même dans la même phrase, on a bien ri… Parfois, l’esprit s’embrouille, et il y a des couacs, par exemple des « we must take la calle del otro côté » ; c’est finalement de l’esperanto…

Quelques photos prises lors des deux premiers jours dans la ville :
Des rues larges et aérées, avec verdure et sans immeuble, ça change de Bangkok ! (bon, il y a quand même toujours beaucoup de circulation et de pollution).

Les Tuk Tuk sont toujours là, mais il y a aussi les taxis collectifs, qui sont des sortes de camionnettes bâchées :

Non, la personne qui médite, assise au centre n’est pas une statue, mais un moine en méditation transcendantale :

Le 10 décembre est férié en Thaïlande (c’est l’anniversaire de la démocratie), tous les thaïlandais vont se recueillir au temple du Doi Suthep, situé à 15 km de Chiang Mai, à 1676 m d’altitude :
300 et quelques marches pour y accéder :


Des Bouddhas, toujours des Bouddhas… C’est jour férié et jour de fête ; on médite, on danse…


A Chiang Mai, il y a un magnifique zoo, dont le plat de résistance est bien sûr un couple de pandas, que l’on peut observer de très près :

Bon, un panda, ça doit aussi être super zen, car l’envers du décor, c’est ça :
(Flash, bruit, agitation, il n’a pas trop l’air perturbé !)



Ils ont du succès, maman et papa panda, car l’espèce étant en voie de disparition, cela devient très rare d’en posséder en captivité ; les Thaïlandais en sont très fiers.

J’assiste également à des combats de Muay Thaï (box thaï) ; je ne suis pas forcément un fan des sports de combat, mais je suis très séduit par le spectacle !
La soirée se situe dans une espèce de grand hangar ; le ring est au milieu ; la salle est enfumée et basse de plafond ; ça ressemblerait à une sorte de tripot : comptoir de pari et orchestre traditionnel d’un côté du ring, tables et chaises pour les VIP sur deux autres côtés, spectateurs et parieurs thaïs debout et très excités sur le 4ème, c’est bruyant (ça crie et ça hurle à chaque frappe), ça sent bon l’adrénaline, la bière et le whisky thaï, la sueur et la tension…
Il y a 8 combats en tout : 5 combats opposants des adolescents en apéritif, un combat de filles, le combat principal (des professionnels), et pour finir, le combat international (là en l’occurrence, un américain contre un thaï…).
Je ne connaissais pas la boxe thaïe, mais je suis plutôt agréablement surpris : je m’attendais à des combats très violents (pour rappel, au muay thaï, on frappe avec les poings, les pieds, les genoux et les coudes), mais comme les gabarits sont plutôt petits, cela reste très explosif, souple et technique. Il y a malgré tout souvent des KO, dans une ambiance surchauffée…





Avant chaque, combat, il y a toujours un petit rituel à mis chemin entre le yoga et la danse traditionnelle ; il s’agit en fait d’une sorte de prière ou d’incantation, exécutée au rythme d’une musique thaïe, jouée en live par un orchestre…


Il y a souvent des knock-down :

Les filles aussi se tapent dessus allègrement…

Au muay thaï, on a aussi droit au corps à corps, avec prise de judo ou de catch pour faire tomber l’adversaire.
La musique s’accélère dès que le combat s’intensifie.
Dans un coin de la salle, entre les toilettes et le bar, le vestiaire et la partie échauffement pour les athlètes :


Bon, ça reste quand même un sport viril, la preuve avec quelques ko en vidéo :



Pour l’extrait musical, et en hommage au couple de pandas du zoo de Chiang Mai, voici le clip « Bros », du groupe américain…Panda Bear :


Je vais rester à Chiang Mai au moins une semaine, car les activités un peu plus sportives se présentes enfin : trekking, mountain bike, tyroliennes dans la jungle, rafting, ballade en éléphant, et surement d’autres aventures…(ça ne me fera pas de mal, car depuis mon arrivée, je mange beaucoup, et je bois énormément de bière locale !)

Sawat di khrap…

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